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Changement de plan, je me tire ici.
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# Posté le lundi 04 mai 2009 13:58

Pupilles dilatés et ton regard qui se jette dans le mien. La courbe de ton sourire, la trace de tes bras arqués autour de mon cadavre, tes doigts qui glissent sur mon épave.

Paris la nuit, capitale de l'oubli.

L'union de ta peau et de la mienne. Sentir ton souffle se balader sur ma nuque, frissonner de tes étreintes. Sentir tes dents au creux de mon dos, la brûlure de tes « je t'aime ». Délaisser le monde, plonger ma tête dans ton cou, enterrer tout et ne garder que toi en vie, me courber à la forme de ton corps. Sorte de danse lancinante attirante. Délicieuse caresse de tes mots, mon amour mon amour, jure moi que ça ne se finira pas.
Pleurer d'extase. Et ton odeur gravé dans les draps de lin.

(Et du haut d'une falaise, mon amour. Mon amour, pour toujours.)
Pupilles dilatés et ton regard qui se jette dans le mien. La courbe de ton sourire, la trace de tes bras arqués autour de mon cadavre, tes doigts qui glissent sur mon épave.

# Posté le dimanche 05 avril 2009 15:12

Modifié le vendredi 10 avril 2009 15:00

Luxuriante

Luxuriante
Elle marchait dans les rues glacées, pattes ensorcelées, d'une ville morte. Elle était seule, si vide, cette ville. Petite et grise, couleur de zinc. Toits argentés pour des essences démunies de leur enfance, désargentées de leur beauté ruisselante.
Elle, cette fille, n'aspirait qu'à découvrir. Et elle se sentait oppressée dans cette cité morne, où les âmes s'enfermaient et y perdaient leur dernière goutte d'humanité. Frêle corps en cadence avec l'Ailleurs.
Elle voulait dénuder Athènes, s'exposer et s'exploser à Louxor. Elle aimait. Ce qu'elle pouvait aimer. L'écriture, la littérature, la sculpture. Et puis cet homme distant, cet être incompréhensible. Elle voulait tout ça, lui surtout. Sans vraiment le vouloir. Alors elle faisait des inventaires, des nouvelles parfois. Elle s'imaginait des mondes à l'acide malsain, des rêveries à la rosée bleutée.
Et son coeur criait famine. Il désirait tant s'enfuir de cette ville, de ce corps prisonnier de sa soumission assignée à cette cité.

Que c'est cruel de se reconnaître dans un livre. Mots de feux, maux uniques, la tourmente d'un monde devenu brasier à sa naissance.
Murmures indécents, masques retirés, confisqués; cours avant que je ne pulvérise; belle âme douloureuse.

# Posté le vendredi 03 avril 2009 10:12

Modifié le vendredi 03 avril 2009 10:45